Le gourmand dépouillé,Gonflant ses joues,Avalant une fleur,Odorante peau intérieure.Enfant sage,Sifflet,Bouche forcément rose,Bouche légère sous la tête lourde,Un à dix, dix à un.L’orphelin,Le sein qui le nourrit enveloppé de noirNe le lavera pas.SaleComme une forêt de nuit d’hiver.Mort,Les belles dents, mais les beaux yeux immobiles,Fixes.Quelle mouche de sa vieEst la mère des mouches de sa mort ?
Entourée,La mère, toujours la même,La plus utile,L’habitante, la belle,L’inévitable mèreEt le manteau de tous.Les nuages, leur contraireÀ terre,Masses lourdes, masses légères. La famille mouilléeMalgré les arbres mouillésAu bord de l’eau.Les bois ont leur lumière.Ombre des douces,Importance.La forêt au-dedansEt le ciel au-dehors, la lumièreÀ terre.
Tant de lumières,Tant de mains et tant de visages,Tous ces jours parmi ces nuits,Comme le ciel parmi les ailesDes oiseaux !Destinée.L’homme, le seul, a tout trouvé.Entrée.Des horizons en scène.Coulée.Chute de la lumière sur un dôme éteint,Un désert,Une étoile de jour pour quelques jours seulement.
Intelligence naïveAu son des instrumentsÀ musique, À musique de lèvre nue,Au bout de la terre connueEt à l’autre bout La tête perdue,Les fines mains d’ici.
Visage hors saison,Visage, vitre et pierre,Les murs de la maison me ressemblent comme un masque,Ils sont fixés à ma chair. Le soleil développeJeune femme et du murDe peinture immobileSortent des pierres. Sur les pierres, de gauche à droite,Un enfant est assis à côté d’un vieillard,Un visage. Au loin,Ma mèreDanse comme une poussière.
L’adoration des regardsSéduit les yeux qui voient mal ce qu’ils voient.Rougissante,Les yeux auront du plaisir sur ses jouesEt qu’ils en prennent pour toujours. Qui la voit vierge et la sait vierge,Vierge en satin,Connaît aussi, sous ses paupières couronnées,La joie veilleuse. Car la honte, toujours avoir honte,Non,Mais ouvrir une maisonEt montrer son bon visage,Celui-là.
Une tristesse de mauvais temps, les ébats bondissants de la fumée et du vent, un ciel gris prêt à la pluie, on dit que la musique perd le sentiment. Cette douce,Cette belle,Assise de couleurs.TranquilleEt, surveillant le ciel,Négligeant la chaleur.
Huit heures, place du Châtelet, dans ce café où les chaises ne sont pas encore rangées, où la vaisselle opaque s’étale dans tous les coins.Je ne saurai jamais si je dors bien. Plus la pluie est fine, plus le monde est loin. Et il faudrait attendre, il faudrait descendre pour retrouver le soir sec, pour retrouver cent lumières au moins aux voitures fortes et justes, aux cloches des champs et, ni dans l’air, ni dans l’eau, tous les gracieux sillages des bonnes santés obscures. À la bonne heure, on n’abuse pas de la vie ici !
J’ai quinze ans, je me prends par la main. Conviction d’être jeune avec les avantages d’être très caressant.Je n’ai pas quinze ans. Du temps passé, un incomparable silence est né. Je rêve de ce beau, de ce joli monde de perles et d’herbes volées.Je suis dans tous mes états. Ne me prenez pas, laissez-moi. * Mes yeux et la fatigue doivent avoir la couleur de mes mains. Quelle grimace au soleil, mère Confiance, pour n’obtenir que la pluie.Je t’assure qu’il y a aussi clair que cette histoire d’amour : si je meurs, je ne te connais plus.
Un homme vivant monté sur un cheval vivant rencontre une femme vivante tenant en laisse un chien vivant. * Une robe noire ou une robe blanche ? Des grands souliers ou des petits ? * Regarde. Là, en face, celui qui travaille gagne de l’argent.J’ai lu que « vieux malade honteux », que « fortune coquette à Paris » et que « cet éventail de belles arêtes ». * Flamme éteinte, ta vieillesse c’est fumée éteinte. * Je n’aime pas la musique, tout ce piano me prend tout ce que j’aime.
à Philippe Soupault Comme autrefois, d’une carrière abandonnée, comme un homme triste, le brouillard, sensible et têtu comme un homme fort et triste, tombe dans la rue, épargne les maisons et nargue les rencontres.Dix, cent, mille crient pour un ou plusieurs chanteurs silencieux. Chant de l’arbre et de l’oiseau, la joie fable, le soutien.Une émotion naît, légère comme le poil. Le brouillard donne sa place au soleil et qui l’admire ? dépouillé comme un arbre de toutes ses feuilles, de toute son ombre ? Ô souvenir ! Ceux qui criaient.
à Gala Viens, monte. Bientôt les plumes les plus légères, scaphandrier de l’air, te tiendront par le cou.La terre ne porte que le nécessaire et tes oiseaux de belle espèce, sourire Aux lieux de ta tristesse, comme une ombre derrière l’amour, le paysage couvre tout.Viens vite, cours. Et ton corps va plus vite que tes pensées, et rien, entends-tu ? rien, ne peut te dépasser.
à Julien Vocance L’après-midi du même jour. Légère, tu bouges et, légers, le sable et la mer bougent.Nous admirons l’ordre des choses, l’ordre des pierres, l’ordre des clartés, l’ordre des heures. Mais cette ombre qui disparaît et cet élément douloureux, qui disparaît.Le soir, la noblesse fait partie de ce ciel. Ici, tout se blottit dans un feu qui s’éteint.Le soir. La mer n’a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu pourrais dormir dans la mer.
Le jardinage est la passion, belle bête de jardinier.Sous les branches, sa tête semblait couverte de pattes légères d’oiseaux. À un fils qui voit dans les arbres.
Le temps ne passe pas. Il n’y a pas : longtemps, le temps ne passe plus. Et tous les lions que je représente sont vivants, légers et immobiles.Martyr, je vis à la façon des agneaux égorgés.Ils sont entrés par les quatre fenêtres de la croix. Ce qu’ils voient, ce n’est pas la raison d’être du jour.
I Juges dont l’œil dix-doigts accuse,Dans la lumière en bonne santéUn arbre où il y a des fruits à l’endroit et des voleurs à l’envers.À son âge.Une tache s’ouvre à l’imagination.Quel crime a commis sa mère ? II Puis les pinceaux peignent une prison sur son corps, sur son cœur.Une grille bien transparente.Il est soudain aussi fleuri qu’une poupée déshabillée.ÉVASION POUR DÉPLAIRE. IIIBiais d’abord, comme à la nage.Il se partage la rue,Mais les maisons n’ont plus ni portes ni fenêtres,Les habitants s’ennuientEt COMIQUE s’inscrit sur le pain et la viande. IVLe moteur joue et perd des secondes.Piste noire, joues rouges,Les promeneurs peuvent user les promenades.Long rail dans la nuit rouler,Le domaine est ici.Ce n’est pas du domaine de l’évasion :« J’AI TRAVERSÉ LA VIE D’UN SEUL COUP. »