Tu te lèves l’eau se déplie
Paul Éluard
Tu te lèves l’eau se déplie
Tu te couches l’eau s’épanouit
Tu es l’eau détournée de ses abîmes Tu es la terre qui prend racine Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps À l’éternelle jeunesse de la flamme exacte Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil Le tien
Tu es la ressemblance.
Tu es l’eau détournée de ses abîmes Tu es la terre qui prend racine Et sur laquelle tout s’établit
Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel Tu es partout tu abolis toutes les routes
Tu sacrifies le temps À l’éternelle jeunesse de la flamme exacte Qui voile la nature en la reproduisant
Femme tu mets au monde un corps toujours pareil Le tien
Tu es la ressemblance.