L’aventure est pendue au cou de son rivalL’amour dont le regard se retrouve ou s’égareSur les places des yeux désertes ou peuplées. Toutes les aventures de la face humaineCris sans échos signes de mort temps hors mémoireTant de beaux visages si beauxQue les larmes les cachentTant d’yeux aussi sûrs de leur nuitQue des amants mourant ensembleTant de baisers sous roche et tant d’eau sans nuagesApparitions surgies d’absences éternellesTout était digne d’être aiméLes trésors sont des murs et leur ombre est aveugleEt l’amour est au monde pour l’oubli du monde.
Les hommes errants plus forts que les nains habituelsNe se rencontrent pas. L’on raconteQu’ils se dévoreraient. La force de la forceCarcasses de connaissances carcasses d’ânesToujours rôdant dans les cerveaux et dans les chairsVous êtes bien téméraires dans vos suppositions.Savante dégradation des blancsAu ventre à table tout le matériel nécessaireL’espoir sur tous les yeux met ses verres taillésLe cœur on s’aperçoit que malgré tout l’on vitTandis qu’aux plages nues un seul homme inusableConfond toute couleur avec la ligne droiteMêle toute pensée à l’immobilitéInsensible de sa présence éternelleEt fait le tour du monde et fait le tour du tempsLa tête prisonnière dans son corps lié.
Quel beau spectacle mais quel beau spectacleA proscrire. Sa visibilité parfaiteMe rendrait aveugle. Des chrysalides de mes yeuxNaîtra mon sosie ténébreuxParlant à contre-jour soupçonnant devinantIl comble le réelEt je soumets le monde dans un miroir noirEt j’imagine ma puissanceIl fallait n’avoir rien commencé rien finiJ’efface mon image je souffle ses halosToutes les illusions de la mémoireTous les rapports ardents du silence et des rêvesTous les chemins vivants tous les hasards sensiblesJe suis au cœur du temps et je cerne l’espace.
Ce que je te dis ne me change pas,Je ne vais pas du plus grand au plus petit.Regarde-moi :La perspective ne joue pas pour moi.Je tiens ma placeEt tu ne peux pas t’en éloigner. Il n’y a plus rien autour de moiEt : si je me détourne rien est à deux faces,Rien et moi.
J’en ai pris un peu trop à mon aise,J’ai soumis des fantômes aux règles d’exceptionSans savoir que je devais les reconnaître tousEn toi qui disparais pour toujours reparaître.