Quelques poètes sont sortis
Paul Éluard
à Philippe Soupault
Comme autrefois, d’une carrière abandonnée, comme un homme triste, le brouillard, sensible et têtu comme un homme fort et triste, tombe dans la rue, épargne les maisons et nargue les rencontres.
Dix, cent, mille crient pour un ou plusieurs chanteurs silencieux. Chant de l’arbre et de l’oiseau, la joie fable, le soutien.
Une émotion naît, légère comme le poil. Le brouillard donne sa place au soleil et qui l’admire ? dépouillé comme un arbre de toutes ses feuilles, de toute son ombre ? Ô souvenir ! Ceux qui criaient.