Court est le printemps,Qu'y a-t-il dans la vieQui soit immortel?Et j'autorisai sa mainSur la rondeur de mes seinsIgnorant la VoieInsouciants de l'avenirMéprisant la gloire,Seuls ici s'aimant d'amourToi et moi nos deux regards
Entends le poème !Qui oserait nier le rougeDes fleurs dans les champs ?Savoureuse jeune filleCoupable dans le printemps Quand à l’eau je livreMes cheveux longs de cinq piedsCombien sont-ils doux !Mais mon coeur de jeune filleSecret je veux le garder La couleur pourpre,A qui donc la raconter ?Tremblements de sang,Pensées émues de printemps,En pleine floraison la vie ! Il est temps, je pars,Et au revoir me dit-ilCe dieu de la nuitDont la manche m’effleura,Mes cheveux mouillés de larmes Les cheveux dénouésDans la douceur de la pièceLe parfum des lisJe crains qu’ils ne disparaissentRouges pâles dans la nuit Toi qui n’as jamaisTouché une peau douceOù coule un sang chaud,Ne te sens-tu pas triste,Et seul, à prêcher la Voie ? D’un rouge profondLes deux pétales de roseQui forment tes lèvresQue tu ne chantes un poèmeSans parfum de noblesse ! Frêles d’apparenceSont les fleurs de l’étéMais rouges écarlatesQui comme cet amour d’enfantRient au soleil de midi !