Les anciens animaux saillissaient, même en course,Avec des glands bardés de sang et d’excrément.Nos pères étalaient leur membre fièrementPar le pli de la gaine et le grain de la bourse. Au moyen âge pour la femelle, ange ou pource,Il fallait un gaillard de solide grément ;Même un Kléber, d’après la culotte qui mentPeut-être un peu, n’a pas dû manquer de ressource. D’ailleurs l’homme au plus fier mammifère est égal ;L’énormité de leur membre à tort nous étonne ;Mais une heure stérile a sonné : le cheval Et le bœuf ont bridé leurs ardeurs, et personneN’osera plus dresser son orgueil génitalDans les bosquets où grouille une enfance bouffonne.
Obscur et froncé comme un œillet violetIl respire, humblement tapi parmi la mousseHumide encor d’amour qui suit la fuite douceDes Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet. Des filaments pareils à des larmes de laitOnt pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,À travers de petits caillots de marne roussePour s’aller perdre où la pente les appelait. Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;Mon âme, du coït matériel jalouse,En fit son larmier fauve et son nid de sanglots. C’est l’olive pâmée, et la flûte caline ;C’est le tube où descend la céleste praline :Chanaan féminin dans les moiteurs enclos ! Albert Mérat.P. V. ─ A. R.
Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vuDes gens déboutonnés derrière quelque haie,Et, dans ces bains sans gêne où l’enfance s’égaie,J’observais le plan et l’effet de notre cul. Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvuDe méplats évidents que tapisse la claieDes poils ; pour elles, c’est seulement dans la raieCharmante que fleurit le long satin touffu. Une ingéniosité touchante et merveilleuseComme l’on ne voit qu’aux anges des saints tableauxImite la joue où le sourire se creuse. Oh ! de même être nus, chercher joie et repos,Le front tourné vers sa portion glorieuse,Et libres tous les deux murmurer des sanglots ?