Après un master aux Beaux-arts d’Aix-en-Provence, Estelle Savini développe maintenant une pratique d'écriture qui catalyse à la fois des envies poétiques et l’utilisation de protocoles. En s’intéressant à des nouveaux systèmes de narration, elle raconte l’intime tout en proposant des questionnements sur son rôle d’auteure.
Dans mon travail littéraire comme plastique, j’ai déjà abordé la question de la consigne, j’avais initié dans mon mémoire « Écrire un livre » une réflexion autour des protocoles dans les pratiques de différents artistes, auteur.es et comment des règles sont utilisées et/ou détournées au profit d’une matrice poétique. Un parallèle qui m’intéresse est celui d’un protocole libérateur et d’un débordement structurant. C’est dans le sillon de ce paradoxe qu’est née l’envie de m’emparer de la règle syllabique des haïkus, l’envie d’une règle d’or née de la poésie qui puisse être appliquée pour mieux être abolie.