Vieillesse
Les ailes couvertes d’écailles de l’océan aussi légèrement séchées
Rafraîchissent le cadre de la fenêtre de l’hôtel Tu t’y appuies
Une terre inconnue Sous son flanc se propage le bruissement des feuilles mortes
Une soie froide et bleue liée à quelque cocon
Part loin exactement comme quand elle revient
Un autre jour très chargé qui vient d’être vidé
Sur le dos du papillon comme sur celui d’une grue
Au microscope le délicat duvet polit
Le style de la destruction Derrière les myriades un bateau
Il se lève soudainement Le port
Ne s’ouvre pas dans toutes les directions Son échiquier
Te permet de voir que tu es déjà partout
Dans l’attente ta propre odeur petit à petit
Flotte vers celle originelle du tabac La chair ressemble à une chrysalide qui irrite encore une fois
Tamara L’envol vers l’absolu contraste avec les ténèbres écrasantes
Écrire Une brillance qui domine toutes les écritures
Écoute attentivement au dehors des fenêtres les battements d’ailes
Fouettant chaque caractère Précipice sur lequel tu t’assois solitaire
Le ciel étoilé en haut comme en bas
Tu évolues jusqu’ici l’œil doré las
Las de la menace d’être broyé par le vent
S’appuyant en soi sur un sur des milliers
D’horizons sinueux tremblants luttant pour naître
Le prochain océan un poème pur qui s’en revient enfin