Le Livre de l'Exil
Tu n’es pas ici ces marques de bic
à peine écrites sont balayées par vent fort
le vide comme un oiseau mort s’élève vers ton visage
lune de funérailles à main brisée
refeuilletant tes jours
jusqu’à la page de l’absence
en écrivant tu
savoures cet anéantissement
Comme la trace sonore d’un autre
os écrasés distraitement crachés dans un coin
frappement sonore creux de l’eau sur l’eau
pénètre distraitement le souffle
pénètre un fruit lointain cesse de voir autrui
ces crânes éparpillés sont toi-même
vieillissant en une nuit entre lignes et mots
ta poésie invisible traverse le monde