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Paul Eluard

Denise disait aux merveilles

Paul Éluard

Le soir traînait des hirondelles. Les hiboux Partageaient le soleil et pesaient sur la terre Comme les pas jamais lassés d’un solitaire Plus pâle que nature et dormant tout debout. Le soir traînait des armes blanches sur nos têtes. Le courage brûlait les femmes parmi nous. Elles pleuraient, elles criaient comme des bêtes, Les hommes inquiets s’étaient mis à genoux. Le soir, un rien, une hirondelle qui dépasse, Très peu de vent, les feuilles qui ne tombent plus, Un beau détail, un sortilège sans vertus Pour un regard qui n’a jamais compris l’espace.
Denise disait aux merveillesPaul Éluard · Voix de synthèse
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