Aller au poème
Paul Eluard

Je croyais le repos possible

Paul Éluard

Une ruine coquille vide Pleure dans son tablier Les enfants qui jouent autour d’elle Font moins de bruit que des mouches La ruine s’en va à tâtons Chercher ses vaches dans un pré J’ai vu le jour je vois cela Sans en avoir honte Il est minuit comme une flèche Dans un cœur à la portée Des folâtres lueurs nocturnes Qui contredisent le sommeil.
Je croyais le repos possiblePaul Éluard · Voix de synthèse
0:000:00