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Paul Eluard

Belle main

Paul Éluard

Ce soleil qui gémit dans mon passé N’a pas franchi le seuil De ma main de tes mains campagne Où renaissaient toujours L’herbe les fleurs des promenades Les yeux toutes leurs heures On s’est promis des paradis et des tempêtes Notre image a gardé nos songes Ce soleil qui supporte la jeunesse ancienne Ne vieillit pas il est intolérable Il me masque l’azur profond comme un tombeau Qu’il me faut inventer Passionnément Avec des mots.
Belle mainPaul Éluard · Voix de synthèse
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