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Paul Eluard

Se confondraient

Paul Éluard

Je t’aide à enjamber les haies A ne pas suivre les sentiers À ne rien céder de nos rêves Nous oublions le sable mou La mer épaisse le ciel bas Les heures lourdes de patience Et ces distances dans le noir Qui sont un défi à ton front Notre soleil nous a livré Sa chaude chair de liberté Nous embrassons la bouche bleue L’odeur le souffle la clarté Du champ le plus mystérieux Et dans ta bouche nos paroles Comme l’air pur dans ta poitrine Fondent les cloches du plaisir.
Se confondraientPaul Éluard · Voix de synthèse
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