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Paul Eluard

Le temps d’un éclair

Paul Éluard

Elle n’est pas là. La femme au tablier guette la pluie aux vitres En spectacle tous les nuages jouent au plus fin Une fillette de peu de poids Passée au bleu Joue sur un canapé crevé Le silence a des remords. J’ai suivi les murs d’une rue très longue Des pierres des pavés des verdures De la terre de la neige du sable Des ombres du soleil de l’eau Vie apparente Sans oublier qu’elle était là À promener un grand jardin À becqueter un mûrier blanc La neige de ses rires stérilisait la boue Sa démarche était vierge.
Le temps d’un éclairPaul Éluard · Voix de synthèse
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