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Paul Eluard

Toi la seule et j’entends les herbes de ton rire

Paul Éluard

Toi la seule et j’entends les herbes de ton rire Toi c’est ta tête qui t’enlève Et du haut des dangers de mort Sous les globes brouillés de la pluie des vallées Sous la lumière lourde sous le ciel de terre Tu enfantes la chute. Les oiseaux ne sont plus un abri suffisant Ni la paresse ni la fatigue Le souvenir des bois et des ruisseaux fragiles Au matin des caprices Au matin des caresses visibles Au grand matin de l’absence la chute. Les barques de tes yeux s’égarent Dans la dentelle des disparitions Le gouffre est dévoilé aux autres de l’éteindre Les ombres que tu crées n’ont pas droit à la nuit.
Toi la seule et j’entends les herbes de ton rirePaul Éluard · Voix de synthèse
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