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Hai Zi

Le Cygne

Dans la nuit, j’entends au loin des cygnes survoler un pont et l’eau du fleuve dans mon corps répond ils survolent les terres de ma naissance, les terres du soir quand un cygne se blesse mais seule la brise est au courant qu’il est déjà blessé lorsque lui vole encore mais lourde est l’eau dans mon corps comme ces battants de porte accrochés aux maisons leur vol passe au dessus d’un pont lointain je ne puis leur répondre d’un vol gracieux ils passent comme la neige, rafale sur le cimetière mais dans la neige, nulle route menant à ma porte -le corps est sans portes- il n’y a que des doigts plantés au cimetière, comme dix bougies meurtries par le froid sur mes terres, mes terres de naissance un cygne se blesse comme le chant d’un air d’autrefois
Le CygneHai Zi · Voix de synthèse
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