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Hai Zi

Juillet n'est pas loin

Juillet n’est pas loin la naissance des sexes n’est pas loin l’amour n’est pas loin – sous le museau du cheval le lac est salé donc le lac de Qinghai n’est pas loin les amas de ruches au bord du lac m’ont fait paraître triste et charmant : dans l’herbe verte s’ouvrent partout des fleurs sauvages sur le lac de Qinghai ma solitude est comme un cheval du paradis (donc, les chevaux du paradis ne sont pas loin) moi je suis un grand sentimental : la fleur sauvage que chantent les poèmes la seule fleur vénéneuse dans le ventre d’un cheval du paradis (lac de Qinghai, éteins mon amour !) ni fleurs sauvages ni tiges vertes ne sont loin, ni les vieux noms de famille dans la boîte du médecin (vous autres enfants prodigues, déjà guéris et de retour au pays d’origine, je pars maintenant vous rejoindre) donc à franchir monts et fleuves la mort n’est pas loin des os pendent partout de mon corps comme des branches sur l’eau bleue ah, lac de Qinghai, eau qui s’étend dans le crépuscule tout est comme devant mes yeux ! seuls les vols d’oiseaux du mai de la vie sont partis depuis longtemps seul le premier oiseau qui a bu de ma pierre précieuse est parti depuis longtemps seul reste le lac de Qinghai, cadavre de pierre précieuse eau qui s’étend dans le crépuscule
Juillet n'est pas loinHai Zi · Voix de synthèse
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