Au printemps dix Haizi
Au printemps, dix Haizi ont tous ressuscité
dans un paysage lumineux
ils raillent cet Haizi sauvage et triste :
pourquoi donc as-tu dormi si longtemps ?
au printemps, dix Haizi grondent sourdement
dansent, chantent autour de toi et de moi
te tirent les cheveux, t’enfourchent, partent au galop, et vole la poussière
ta douleur à être fendu se répandra sur toute la terre
au printemps, de ces Haizi sauvages et tristes
il ne reste qu’un, le dernier
enfant de la nuit, plongé dans l’hiver, épris de la mort
dont il ne peut se défaire, adorant les villages vides et froids
là les tas de grain montent haut, cachent les fenêtres
il s’en utilise la moitié pour la bouche, le manger et l’estomac d’une famille
de six
et l’autre moitié pour la culture, leur propre reproduction
un grand vent souffle d’est en ouest, du nord au sud, sans égard pour la
nuit ni l’aube
que veut-elle donc dire l’aurore dont tu parles ?