Sonnets du passereau II
Des ailes qui battent ? Rose ouverte, la jupe
cisèle, dans son tournoiement, le corps léger.
Entre des muscles suaves, un joyau pur,
scintille à brève portée du regard, scellé.
Ce qui, lorsqu'à peine perçu, est évoqué
avec des mots tels que cambrésine ou duvet,
ce qui est feu subtil, sur la neige attisé,
galbe d'une cuisse atlantique sur la plage,
cela se résout-il en femme ou en oiseau?
Au visage ce même air grave ou éthéré,
cette indécise traînée de soleil couchant,
de fugue, que l'on retrouve au bec de l'oiseau.
Le reste, c'est guise humaine ou bien déshumaine,
au gré du penchant où m'incline ma méprise.