Que reste-t-il d’un désir lorsque la saison est passée ?
Une odeur sur la peau. Une phrase qu’on ne peut
oublier. Le souvenir d’une bouche. Quelques lettres,
peut-être, écrites pour retenir ce que les corps n’ont pas su
garder.
Me brûler à l’été de ta bouche explore cet endroit où
la poésie devient charnelle. Celui des premiers vertiges,
des peaux qui se découvrent, des passions qui s’embrasent
et de ces absences qui continuent étrangement de nous
habiter. Ici, les mots touchent, mordent, caressent. Ils
se déshabillent parfois. Ils disent l’audace d’aimer, la
faim d’être désiré, l’indécence d’un souvenir qui refuse
de s’éteindre. Car certaines rencontres ne durent qu’une
saison et il suffit parfois d’une bouche pour que tout un
été recommence.