"Si j’écris que je veux rentrer chez moi, petit train, me ramèneras-tu ? Tu risques d’être un peu perdu : de quel chez moi je parle ? Certains sont obsolètes ; je n’ai pas encore mis à jour mes cartes mentales. [...] Trop d’adresses, trop de points sur la carte : tu t’arrêteras sur le bord du quai pour pleurer et attendre que l’on vienne te chercher. Sur nos écrans en gare, nous verrons « panne de gestionnaire », mais en réalité, il devrait être écrit « crise existentielle »."
À bord d’un train symbolique et réel, une narratrice traverse le territoire et les souvenirs d’un amour perdu. Mélange de prose poétique, journal amoureux, lettres jamais envoyées et autofiction fragmentée, l’écriture est un outil d’exploration des paysages intérieurs du deuil amoureux, du manque et de la reconstruction.