Sont apparus ce que l'on nomme des fantômes, car
ils avaient besoin de vivre encore un peu, j'avais encore
besoin de vivre avec eux. Par la joie, par le chagrin, par la
vie, par la poésie, je les ai chantés, une fois de plus.
Une dernière partition, un récital, dans lequel ils
perdurent parmi les paysages de l'intime, les natures
abandonnées qui réclament de l'attention, et les animaux
qui y survivent tant bien que mal.
Chanter avec les bêtes sauvages et arpenter les ombres
comme une ombre, jusqu'à voir se lever un jour nouveau
sur les décombres.