





"Elle dit aussi que s'il n'y avait ni la mer ni l'amour personne n'écrirait des livres." (Yann Andrea Steiner, Marguerite Duras) Une poésie crescendo, un pied devant l'autre dans le sable, avec la pleine sensation qu'on s'apprête à se baigner dans une eau tout juste fraîche. Merveilleux, ça me donne envie de rencontrer Lulu ! Bravo !!
Dans le salon de thé, Sur la courbe de tes marées nous est servi. La tasse est pleine, fumante, nappée d’un fin nuage de crème. La première partie distille ses arômes dans une constellation libre et fragmentée. Certains fragments, parfois réversibles, rehaussent une dégustation raffinée. Le corps du recueil — visuel, olfactif, sonore — trouve son goût le plus singulier dans l’excellent « Je te Meltem ». Pour éviter une brûlure accidentelle, un préambule nous est servi. La préparation théâtrale trouve ensuite son extension dans Lulu. Après dégustation, j’ai reposé ma tasse, satisfait. Pourtant, une question m’empêche de quitter la table : Qui est Lulu ? Je vais devoir enquêter. L’addition, s’il vous plaît.