Après la mort du père, on pense qu'il ne restera que le silence. Il y a surtout le temps qui s'étire. On survit malgré tout. Le printemps dure longtemps raconte cette survie, non comme une force ni comme un dépassement de soi, mais plutôt comme une condition à laquelle on ne peut plus échapper. Le manque y est permanent et il faut réapprendre à habiter un monde où l'essentiel n'est plus là. Survivre n'y est pas un choix : c'est une douce fatalité, faite de gestes simples et de lendemains ordinaires.