




"Pars, mais reviens" retentit comme l'océan et ses vagues : une valse lente et parfois sauvage. Les poèmes "brillent par une absence". Ils sont comme un horizon que l'on observe. On sait qu'un bateau y a navigué. Mais, seule la brise marine nous rappelle son passage. A l'image d'un fantôme, un air mystérieux danse au sein du recueil. Une voix, un rêve, un mirage ? La sensibilité des textes invite à embrasser de ses bras la liberté, tel un rêve. Mais la liberté ne se laisse pas enfermer. Aimer non plus. C'est un verbe qui, par la poésie de l'auteure, cherche à se conjuguer, ni au passé, ni au futur. Seulement au présent. Durant ma lecture, "Pars, mais reviens" m'a laissé ce goût salé sucré de liberté, qui prend le risque, à trop aimer, de s'abimer. Mais qui perdrait tout son sens, tout son souffle, en l'absence d'amour.
Un voyage dans l'intime avec beauté et simplicité ! Petite mention au poème "Matin voilé, je marche dans une clarté incertaine" avec la comparaison du cerf-volant. Merci !