

et puis parfois on se surprend à danser seule, à sourire seule, le creux des joues, on se surprend à rêver pour soi, son intériorité exaltée, pousser les murs à travers ses propres gestes, danser, pour soi, avec soi danser, on se surprend à aimer son sourire, le coin qui apparaît sur les joues, danser, seule dans son salon, danser et puis parfois ne plus vouloir s’arrêter de s’aimer. Ce qui me reste, c’est un journal à mots ouverts. Ruptures amoureuses, deuil et silence. Panser les plaies, se retrouver, revenir au monde. De l’ombre vers une lumière ténue mais tenace. Une poésie de la consolation et de la réappropriation de soi.
Née à Limoges en 1996, Elsa écrit depuis l’enfance pour donner forme à ce qui vibre en elle. Formée au théâtre et à l’écriture contemporaine à Paris, elle explore la parole, le silence et la nécessité de dire. Ce qui me reste est son premier recueil de poésie, né de trois années d’écriture et de résilience.