

Dans ce recueil de cent poèmes, chaque page retrace un instant de vie. Les mots y coulent comme un ruisseau discret, effleurant tour à tour la joie légère, la mélancolie qui s’attarde, la tendresse d’un geste oublié. On y croise des matins frileux, des rires qui éclatent sans prévenir, des silences qui parlent plus fort que les voix. Rien n’est grand ni petit : chaque instant, même le plus fugace, trouve ici sa place et sa lumière. Les états d’âme s’y enchaînent comme les saisons : éclats d’été, brumes d’automne, promesses de printemps. Le quotidien devient poésie : une tasse fumante, une fenêtre entrouverte, une pluie qui réinvente le ciel. Chaque poème est une halte, un souffle que l’on retient avant de repartir. En refermant le livre, il reste sur les doigts la poussière dorée des instants vécus. Et l’on comprend alors que tout, absolument tout, mérite d’être écrit. Car dans l’infime, parfois, se cache l’éternité. Il y a dans ces pages le bruit du matin qui s’éveille, le silence d’une tasse de thé, et la danse fragile des souvenirs. Un recueil pour apprendre à écouter ce qui ne s’entend pas.