…Et fais attention. On rit
… Et fais attention. On rit.
◊‡La terre saigne et pleure au-dessous de l’orgie ;
◊‡Sans cesse par l’opprobre et le deuil élargie,
◊‡Toute la servitude est un vaste sanglot
◊‡Où vibre une marotte et d’où sort un grelot.
◊‡Car le chat suit le tigre et le bouffon le maître.
◊‡C’est l’espèce d’esprit de cette espèce d’être ;
◊‡Le roi, cet échafaud vivant, veut pour pilier
◊‡Le fou, nain grimaçant et monstre familier ;
◊‡Borgia veut Pasquin ; l’un ne va pas sans l’autre ;
◊‡Un tyran a le fou comme un Christ a l’apôtre ;
◊‡Ces despotes hideux en cela sont profonds
◊‡Qu’à côté des bourreaux il leur faut les bouffons.
◊‡Rire et tuer. Toujours, en calculant la somme
◊‡De honte et de douleur que peut supporter l’homme,
◊‡L’histoire redoutable et sereine appela
◊‡François, plus Triboulet ; Borso, plus Gonnella.