Aller aux poèmes
Théodore de Banville
22 pixels
1 / 1

Roses de Noël

Théodore de Banville

1 poème

Querelle

Lorsque ma soeur et moi, dans les forêts profondes, Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux, En nous baisant au front tu nous appelais fous, Après avoir maudit nos courses vagabondes.
Puis, comme un vent d'été, brisant les fraîches ondes, Mêle deux ruisseaux purs sur un lit calme et doux, Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux, Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps nous restions là blottis, Heureux, et tu disais parfois: O chers petits! Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille!
Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux, Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

À propos de Théodore de Banville

Tous les recueils de Théodore de Banville

Cette bibliothèque présente une sélection des textes disponibles de Théodore de Banville. Elle ne constitue pas une édition complète des recueils.

À propos de cette lecture

Les couvertures sont imaginaires. Les portraits sont des interprétations risographiées.

QuerelleThéodore de Banville · Voix de synthèse
0:000:00