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Théodore de Banville
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Dans la fournaise

Théodore de Banville

1 poème

La coupe

Le poète en sa coupe, orgueil du ciseleur, S’enivre, et boit le vin amer de la douleur. Puis, après avoir bu le vin, il boit la lie Où dorment la tristesse et la mélancolie. Et puis, après la lie encore, tout au fond, Dorment en un flot noir l’accablement profond Et l’inutile amour de l’Idéal qui lève Son front chaste, et l’horreur effrayante du rêve. Et comme, en regardant longtemps ce flot moqueur, Le poëte qui sent se soulever son coeur, A dans ses sombres yeux l’égarement d’Oreste, La Muse lui dit: Mon bien-aimé, bois le reste!

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À propos de cette lecture

Les couvertures sont imaginaires. Les portraits sont des interprétations risographiées.

La coupeThéodore de Banville · Voix de synthèse
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