La langueur pèse sur ton corps
La langueur pèse sur ton coeur, encore, et l'assoupissement sur tes yeux. N'as-tu donc pas entendu dire que la fleur règne en splendeur dans les épines ? Eveille! Eveille-toi! Et que l'heure ne passe pas vaine ! A l'extrémité du sentier caillouteux, au pays de l'intacte solitude, mon ami repose solitaire. Ne déçois pas son attente! Eveille! Eveille-toi! Et si palpite et vibre l'azur par l'ardeur du rayon de midi... Si le sable brûlant étale son manteau de soif... Ne sens-tu pas de joie dans le fond de ton coeur? A chaque pas que tu vas faire, la harpe du sentier, d'une suave musique de peine, ne saura-t-elle pas retentir?