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Paul Eluard

Critique de la poésie

Paul Éluard

Le feu réveille la forêt Les troncs les cœurs les mains les feuilles Le bonheur en un seul bouquet Confus léger fondant sucré C’est toute une forêt d’amis Qui s’assemble aux fontaines vertes Du bon soleil du bois flambant Garcia Lorca a été mi à mort Maison d’une seule parole Et des lèvres unies pour vivre Un tout petit enfant sans larmes Dans ses prunelles d’eau perdue La lumière de l’avenir Goutte à goutte elle comble l’homme Jusqu’aux paupières transparentes Saint-Pol-Roux a été mis à mort Sa fille a été suppliciée Ville glacée d’angles semblables Où je rêve de fruits en fleur Du ciel entier et de la terre Comme à de vierges découvertes Dans un jeu qui n’en finit pas Pierres fanées murs sans écho Je vous évite d’un sourire Decour a été mis à mort.
Critique de la poésiePaul Éluard · Voix de synthèse
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