Soir d'automne
Au palais de cannelle, silencieux, désert, s'entend un lent suintement,
Pour une seule pousse de pensées d'automne, deux parcelles de connivence.
J'envie cette fille et son bouvier qui se rencontrent une fois l'an :
Pour qui au vent, à la rosée, suis-je là debout si longtemps?
Mon cœur comme les graines de lotus garde une saveur amère,
Ma tristesse ressemble au fil jamais encore rompu de la soie au printemps.
Coupés en deux et écartés, les éclats de cymbidie en même temps dépérissent,
Cette vie n' pour finir nulle tendresse en partage.