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François Villon

II. RONDEL.

£A bien juger mon propre affaire£Et piteux cas, sans riens en taire,£Plus qu’autre croire me debvez,£Se par advanture n’avez£Information de contraire.££Celle ou celluy qui m’a brassé£Ce maulvais los et pourchassé£Me het et ne vous ayme pas ;£Mais il quiert que soye chacié£De vostre amour et effacié.£Je congnois bien telz advocas.££Se vous avez voulu refaire£Leur voulenté pour me deffaire,£Vous faictes mal et me grevez.£Considerez que vous sçavez£Qu’onc vers vous ne voulus meffaire£A bien juger.££
II. RONDEL.François Villon · Voix de synthèse
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