Et donc les lianes me jaillissent des doigtsEt les abeilles lourdes de pollenNaviguent pesamment entre les sarments : Cherr- cherr- che-ricc – ronronnementsEt les oiseaux ensommeillés entre les branches ZAGREUS ! IO ZAGREUS !A la première pâleur qui éclaire les cieuxEt les cités sises entre leurs collines,La déesse aux belles cuissesS’avance, le bois de chêne derrière elle,La pente verte, avec les bêtes blanches Qui sautent autour d’elle ;Et descendant de là jusqu’où s’ouvre la crique, jusqu’au soir,Eaux étales devant moi, et les arbres croissent dans l’eau,Troncs de marbre taillés dans le repos,Plus loin que le palazzi, au reposCette lumière n’est point solaire. ChrysopraseEt l’eau claire verte, et claire bleue ;Plus loin, jusqu’aux grandes falaises d’ambre. En leur sein,La grotte de Nerea, elle, comme un grand coquillage incurvé,Et la barque tirée sans bruit, Sans relent de cale sèche,Aucun cri d’oiseau, aucun clapotis de vague,Aucuns ébats de phoque, aucun clapotis de vague,En sa grotte, Nerea,elle, comme un grand coquillage incurvéDans la suavité de la roche, falaise gris- vert au loin,Mais près, l’ambre des falaises-portes,Et la vague claire verte, et claire bleue,Et la grotte blanc-sel, et pourpre ébloui, fraîche, lisse, porphyre, roc par la mer usé.Aucun cri de mouette, aucun souffle de phoque,Sable comme de malachite, et dedans aucun froid, cette lumière n’est point solaire.
Et la rose éclose pendant mon sommeil,Et les cordes vibrant de musique,Capripède, les brindilles folles sous le pied ;Nous ici sur la colline, avec les oliviersOù un homme pourrait dresser sa rame,Et le bateau là-bas dans l’embouchure ;Ainsi avons-nous reposé en automneLà sous les tentures, ou mur peint en bas comme des tentures,Et en haut une roseraie,Bruits montant de la rue transversale ;Ainsi nous sommes-nous tenus là,Observant la voie depuis la fenêtre,Fa Han et moi à la fenêtre,Et ses cheveux noués de cordons d’or.Nuage sur le mont ; brume sur coteau ouvert, comme une côte.Feuille sur feuille, branche d’aube dans le cielEt obscure la mer, sous le vent,Les voiles du bateau affalées au mouillage,Nuage comme une voile renversée,Et les hommes lâchant du sable près du mur des flotsCes oliviers sur la collineOù un homme pourrait dresser sa rame.
Par Usura n’ont les hommes maison de pierre saine blocs lisses finement taillés scellés pour que la frise couvre leur surface par usura n’ont les hommes paradis peint au mur de leurs églises « harpes et luz » où la vierge fait accueil au message où le halo rayonne en entrailles par usura n’aura Gonzague d’héritier concubine n’aura de portrait peint pour durer orner la vie mais le tableau fait pour vendre vendre vite par usura péché contre nature sera ton pain de chiffes encore plus rance sera ton pain aussi sec que papier sans blé de la montagne farine pure par usura la ligne s’épaissit par usura n’est plus de claire démarcation les hommes n’ont plus site pour leurs demeures Et le tailleur est privé de sa pierre le tisserand de son métier PER USURA la laine déserte les marchés le troupeau perte pure par usura. Usura est murène, usura use l’aiguille aux doigts de la couseuse suspend l’adresse de la fileuse. Pietro Lombardo n’est pas fils d’usura n’est pas fils d’usura Duccio ni Pier della Francesca ; ni Zuan Bellin’ ni le tableau « la Callunia » N’est pas œuvre d’usura Angelico ; ni Ambrogio Praedis ni l’église de pierre signature d’Adamo me fecit Ni par usura St Trophime Ni pas usura Saint Hilaire, Usura rouille le ciseau rouille l’art l’artiste Rogne fil sur le métier Nul n’entrecroise l’or sur son modèle ; L’azur se chancre par usura ; le cramoisi s’éraille L’émeraude cherche son Memling Usura assassine l’enfant au sein Entrave la cour du jouvenceau Paralyse la couche, oppose le jeune époux son épousée CONTRA NATURAM Ils ont mené des putains à Éleusis Les cadavres banquettent au signal d’usura.