J’ai toujours ton cœur avec moiJe le garde dans mon cœurSans lui, jamais je ne suisLà où je vais, tu vas ma chèreEt tout ce que je fais par moi-même,Est ton fait, ma chérie.Je ne crains pas le destinCar tu es à jamais le mien, ma douce.Je ne veux pas d’autre mondeCar, ma magnifique,Tu es mon monde, en vrai. C’est le secret profond que nul ne connaît.C’est la racine de la racine,Le bourgeon du bourgeonEt le ciel du ciel d’un arbre appelé VieQui croît plus haut que l’âme ne saurait l’espérerOu l’esprit le cacher.C’est la merveille qui maintient les étoiles éparses. Je garde ton cœur, je l’ai dans mon cœur.
Je suis une petite église (pas une grande cathédrale)loin du splendide et du sordide où les villes se hâtent-peu m’inquiète si les jours les plus courts raccourcissent,Rien ne regrette quand le soleil et la pluie font avril ma vie est la vie du moissonneur et du semeur,mes prières sont prières de l’acharné maladroit(qui trouve et perd et rit et pleure) enfant de la terredont toute tristesse ou joie me met en peine ou liesse autour de moi déferle un continuel miraclede naissance et gloire et mort et résurrection :sur mon être endormi flottent d’enflammés symbolesd’espoir, et je m’éveille à la grande patience des montagnes je suis une petite église (loin du monde frénétiquequi angoisse ou ravit) en paix avec la nature-peu m’inquiète si les nuits les plus longues se rallongent,Rien ne regrette quand le silence devient chantant d’hiver en printemps, j’élève ma minuscule flèche versLui plein de grâce Dont l’à-présent seul est à jamais :Bien droite en l’immortelle vérité de Sa présence(humble accueillant Sa lumière et fière Ses ténèbres)
Parce que tu prends la vie juste à ton rythme (alorsque tant trichent pour gagner la plus noble partiequ’un homme avec fierté puisse perdre, ou font le mortdans l’espoir que la mort veuille bien passer aussi) parce que de mordre la poussière tu n’as pas peur(et oses en conséquence escalader le ciel)parce qu’un esprit dont nul ne se paierait la têten’a jamais réussi à abuser ton cœur mais qui plus est (et sans le moindre doute) parce quenul meilleur n’est si bon vraiment que tu n’appellesun mieux ; et que nul très mauvais n’est ce qui peutêtre si pire qu’au pis tu prennes l’amour en haine je peux homme un mortellement immortel moichanger l’immense de tout temps parce que en pourquoi
Plonge au fond du rêvequ’un slogan ne te submerge(l’arbre est ses racineset le vent du vent) fie-toi à ton cœurquand s’embrasent les mers(et ne vis que d’amourmême si le ciel tourne à l’envers) honore le passémais fête le futur(et danse ta mortabsente à cette noce) ne t’occupe d’un mondeoù l’on est héros ou traître(car dieu aime les filleset demain et la terre)