







« Bouger le corps pour ne pas perdre la tête », choisir les arbres comme béquilles, la nature pour transmuter une indicible souffrance et y puiser la force de recommencer, tel est le fil de ce recueil de poésie. Construit comme une pente que l’on remonte lentement, par à-coups, où l’on chute encore parfois, « Je calme mon cœur aux battements de la sève » nous amène de l’abîme à la lumineuse cime.
Les mots d'Audrey sont tranchants comme une serpette qui s'abat... Il n'y a pas de place pour le gras, les phrases sont à l'os, elle va à l'essentiel, au mot juste... Et moi qui espère qu'un texte me bouscule, me fragilise, me conduise à l'émotion... qu'est-ce que j'aime ça ! Alors n'hésitez pas à vous laisser emporter par ses mots...
C’est du lourd. Une poésie froide, parfois glaçante, qui serre le ventre sans jamais tomber dans le désespoir. On y sent la fatigue, la chair, la nuit, mais aussi quelque chose qui résiste : de l’espoir, de la sensualité, de l’amour à nu. Ces textes troublent parce qu’ils touchent juste, très près, trop meme. On a l’impression de lire une œuvre si intime, presque chuchotée, qui laisse une trace longtemps après la dernière page.