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Victor Hugo

J’ai beau comme un imbécile

J’ai beau comme un imbécile Regarder dans ma maison, Si bien qu’on dit dans la ville Que j’ai perdu la raison, J’ai beau chercher ; elle est morte. Elle ne reviendra pas. Elle est partie, et la porte Est encore ouverte, hélas ! Je tressaille quand on sonne. Je l’attends, j’en fais l’aveu. Où sont ces beaux jours d’automne Quand elle était là, mon Dieu ! Cette âme s’en est allée. Elle a fui, moi demeurant. La nuit, à l’ombre étoilée Je tends les bras en pleurant. Je m’accoude à ma fenêtre, Je songe aux jours révolus. Hélas ! ce pauvre doux être Qui chantait, je ne l’ai plus !
J’ai beau comme un imbécileVictor Hugo · Voix de synthèse
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