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Léon Deubel

La Musique

Dans le halo doré des lampes familières, Comme un mort surgirait d’un sépulcre connu Pour me solliciter à la nuit du Mystère, La Musique m’appelle en tordant ses bras nus. Aux calmes profondeurs où nul n’est parvenu Elle m’étreint parmi de soudaines lumières, Et mon cœur croit sentir, sous des doigts inconnus, Les souvenirs bannis soulever leurs paupières. Ses accents tour à tour se gonflent et se voilent Et mêlent, dans un rythme émouvant et rieur, La clameur du soleil au sanglot des étoiles. Mais plus me ravit celle où ta voix retentit Berlioz ! comme l’appel d’un monde antérieur Sous le porche désert de l’insondable nuit.
La MusiqueLéon Deubel · Voix de synthèse
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