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Claude Joseph Rouget de Lisle

La Marseillaise (version de 1792)

Allons, enfans de la Patrie ! Le jour de gloire est arrivé. Contre nous de la tyrannie L’étendard sanglant est levé.(bis) Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans nos bras, Égorger vos fils, vos compagnes !… Aux armes, citoyens ! formez vos bataillons. Marchons (bis), qu’un sang impur abreuve nos sillons ! Que veut cette horde d’esclaves De traîtres, de rois conjurés ? Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés ?(bis) Français ! pour nous, ah ! quel outrage ! Quels transports il doit exciter ? C’est nous qu’on ose méditer De rendre à l’antique esclavage… Aux armes, citoyens ! etc. Quoi des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers ! Quoi ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers !(bis) Grand Dieu !.. Par des mains enchainées. Nos fronts sous le joug ploiraient ; De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées !… Aux armes, citoyens ! etc. Tremble, tyrans ! et vous, perfides. L’opprobre de tous les partis. Tremblez !… Vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix. (bis) Tout est soldat pour vous combattre. S’ils tombent nos jeunes héros, La terre en produit de nouveaux Contre vous tous prêts à se battre Aux armes, citoyens ! etc. Français ! en guerriers magnanimes Portez ou retenez vos coups. Épargnez ces tristes victimes À regret s’armant contre nous. (bis) Mais le despote sanguinaire ! Mais les complices de Bouillé ! Tous ces tigres qui sans pitié Déchirent le sein de leur mère. Aux armes, citoyens ! forme ; vos bataillons. Marchons (bis) ; que tout leur sang abreuve nos sillons ! Amour sacré de la Patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs : Liberté ! liberté chérie Combats avec tes défenseurs. (bis) Sous nos drapeaux que la Victoire Accoure à tes mâles accents : Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire. Aux armes citoyens !…
La Marseillaise (version de 1792)Claude Joseph Rouget de Lisle · Voix de synthèse
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