va. ce monde, je te le donne.va. jamais n'abandonne.c'est vrai qu'il n'est pas à l'imagedes rêves d'un enfant de ton âge,je sais.le monde a des accents.souvent, il nous montre les dentsmais je l'aime comme je t'aime.et je voudrais tant que tu l'aimes.je voudrais tant.tu en es le vivant poème.pars. le monde est un espoir.l'espoir, jamais ne l'abandonne.oui, le monde est notre histoirede matins clairs et de nuits noires,je sais.je sais que le monde a des armes.que le monde parfois nous désarmemais il t'aimera comme tu l'aimes.il t'aimera.la vie est un poèmeque tu vas écrire toi-même.pars. ce monde, va le voir.jamais ne perds l'espoir.va. dans ce monde, va te voir.traverse les miroirs.je sais,je sais que le monde a des dents.comme nous, le monde se défendmais il t'aimera comme tu l'aimes.et je voudrais tant que tu l'aimes.la vie est un long je t'aime,un long je t'aime.pars. ce monde, va le voir.traverse les miroirset jamais jamais n'abandonne.va, pars.la vie est un long je t'aimeque tu veux cueillir toi-même.pars. et jamais jamais n'abandonnes, va.va, traverse les miroirsoù se reflète ton regard.tu es un vivant poème.la vie est un long je t'aimedont tu es le vivant poème,le vivant poème,le vivant poème,mon vivant poème
Vous ne m'avez pas quittéeLe jour où vous êtes partiVous êtes à mes côtésDepuis que vous êtes partiEt pas un jour ne se passePas une heure, en véritéAu fil du temps qui passeOù vous n'êtes à mes côtésMoi, j'ai quitté RémusatDepuis que vous êtes partiC'était triste, RémusatDepuis que vous n'étiez plus làEt j'ai repris ma valiseMes lunettes et mes chansonsEt j'ai refermé la porteEn murmurant votre nomSans bottines, sans pèlerineMais avec un chagrin d'enfantJe suis restée orphelineQue c'est bête, à quarante ansC'est drôle, jamais l'on ne penseQu'au-dessus de dix-huit ansOn peut être une orphelineEn n'étant plus une enfantOù êtes-vous, ma nomadeOù êtes-vous à présent?Avec votre âme nomadeVous voyagez dans le tempsEt, lorsque les saisons passentConnaissez-vous le printempsVous qui aimiez tant la grâceDes lilas mauves et blancs?Que vos étés se fleurissentDans votre pays, là-basAux senteurs odorantesD'une fleur de mimosaQue votre hiver se réchauffeAu coin d'une cheminéeQue les saisons vous soient doucesVous avez tant méritéVous disiez: pas une larmeLe jour où je n'y serai plusEt c'est pour vous que je chantePour vous que je continuePourtant, quand je me fais lourdeOh que j'aimerais poserMon chagrin à votre épauleEt ma tête sur vos genouxVous ne m'avez pas quittéeDepuis que vous êtes partiVous m'avez faite orphelineLe jour où vous êtes partiEt je suis une orphelineDepuis que vous m'avez quittée